Le développement des nouvelles techniques d’irrigation, la modernisation et la reconversion en système économe en eau ont constitué un pas important dans l’utilisation rationnelle et la gestion efficiente des ressources en eau, cependant, les techniques d’irrigation sous pression ont introduit un facteur économique additionnel, celui du coût énergétique.Dans ce qui suit, nous allons essayer de présenter une brève description du coût énergétique lié au pompage ainsi que quelques mesures à suivre dans la conception des réseaux d’irrigation et leur gestion pour diminuer ses coûts et permettre une utilisation efficiente des ressources.

En irrigation localisée comme en aspersion, il faut assurer un minimum de pression dans le distributeur (goutteur, asperseur…) le plus défavorable. En plus des différences de niveau entre la source d’eau et les parcelles à irriguer (surtout en cas d’irrigation par des eaux souterraines);la circulation de l’eau dans le réseau pendant la distribution engendre des pertes de charges proportionnelles aux diamètres des conduites, les pertes de charges peuvent être dues aussi aux singularités comme les coudes, les vannes, les filtres… Tout ceci constitue un besoin en pression, et qu’on assure dans la majorité des cas par le pompage (sauf en cas de disponibilité d’une charge favorable suffisante).

Cette pression et appelée La Hauteur Manométrique Totale (HMT), c’est une caractéristique importante pour choisir une pompe. En connaissant aussi le Débit, la Puissance de la pompe se définie comme suit :

P=(g*p*HMT*Q)/n

Avec

P : la Puissance (W) ;

HMT : la Hauteur Manométrique Totale (mce) ;

Q : le Débit (m/s) ;

g : Intensité de la pesanteur (m/s2) ;

p : masse volumique (Kg/m3) ;

n : le rendement de la pompe.

C’est cette puissance qui traduit le coût énergétique. L’objectif d’une installation efficiente est de minimiser la puissance consommée totale à travers la minimisation de la puissance spécifique (kW/m3) d’une part, et essayer d’utiliser cette puissance le maximum possible dans les périodes d’énergie moins cher si elle existe (tarif de nuit) d’une autre part.

Il faut choisir la pompe adéquate qui fournit le débit et la HMT nécessaire avec un rendement acceptable; grâce à l’avancée technologique, il existe maintenant des pompes qui permettent la régulation de la pression en fonction du débit pour ne pas perdre une énergie supplémentaire.

La partie importante oú on peut économiser de l’énergie est celle de la HMT: la conception du réseau doit être faite de façon à optimiser le coût de l’investissement initial et le coût d’exploitation (surtout énergie), à ce fait, il est recommandé en cas d’irrigation par aspersion de choisir des asperseurs de basse pression.

Dans plusieurs cas, il existe une grande différence entre les cotes des parcelles qui permet de les regrouper en secteur qui ont plus au moins les mêmes nécessités de pression (HMT). Il y a deux manières d’irriguer les secteurs identifiés, ou par tours, c’est-à-dire avec la même station de pompage, irriguer toute la zone en divisant le temps disponible entre les secteurs selon les besoins en eau et la superficie de chacun, ou la deuxième solution si elle économiquement et techniquement plus rentable, installer une station de pompage pour chacun des secteurs, des études ont montré qu’en suivant cette méthodologie, on peut réduire jusqu’au 20-25% du coût énergétique.

Il est à signaler aussi que dans quelques réseaux, on peut trouver  des points critiques (parcelles isolées à cotes plus élevées par rapport à la totalité des terres à irriguer), qu’on peut traiter en installant des dispositifs de surpression, sans surdimensionner la station de pompage pour satisfaire leurs besoins en pression.

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE