Aviculture : le point sur la situation sanitaire

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L’année 2016 aura été marquée par une question que tout consommateur se serait posée : mais qu’arrive-t-il à notre volaille ?
Ceci a tout d’abord commencé par la rumeur qui circulait sur une éventuelle atteinte des élevages avicoles par la salmonellose et la mycoplasmose aviaires, démentie par la suite par la Fédération Interprofessionnelle du secteur avicole (FISA).
S’ensuivit la décision de l’Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA) de suspendre provisoirement l’importation de volailles ou de produits dérivés de France, suite à l’apparition en Novembre 2015 d’une atteinte à l’influenza aviaire hautement pathogène (sérotype H5N1, H5N2 et H5N9). Il est à noter que jusqu’à présent, aucun cas de H5N1 ni H5N2 ou H5N9 n’a été détecté au Maroc.

Cependant, la principale préoccupation de bon nombre de ménages marocains concerne la hausse des prix de l’œuf de 50%, justifiée par un nouveau fléau ayant frappé plusieurs élevages dans différentes régions du royaume à savoir le virus H9N2 communément appelé influenza faiblement pathogène.

En effet, selon l’ONSSA, «  les investigations cliniques et/ou de laboratoire effectuées dans près de 800 élevages avicoles situés dans différentes régions du pays ont confirmé la présence, pour la première fois, du virus de l’influenza aviaire faiblement pathogène (IAFP) du sous type H9N2 au niveau de 30 unités avicoles. »

Pour rappel, il s’agit d’un virus de la famille des Orthomyxoviridae, connu pour sa faible virulence et engendrant chez la volaille une perte de poids et une chute de ponte, ce virus n’a aucune incidence sur la santé humaine.

Pour remédier à cette situation et lutter contre l’épidémie, l’ONSSA et la FISA ont privilégié la vaccination préventive contre le virus dans tous les élevages avicoles en délivrant les autorisations d’importation des vaccins et travaillent sur le renforcement des mesures de biosécurité et d’hygiène au niveau des élevages avicoles et des moyens de transport.

Cela va sans dire que le secteur avicole souffre depuis quelques mois déjà des ravages provoqués par le virus de la grippe et le consommateur est tout aussi attentif que les professionnels du secteur. Cependant la question qui devrait nous interpeller : que peut-on faire pour éviter ces situations ? Ne devrait-on pas élaborer des plans de surveillance et limiter l’accès des oiseaux migrateurs aux élevages?
La situation actuelle devrait faire l’objet d’un long débat avant qu’une autre maladie ne vienne incommoder le secteur.

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