De part sa position, le Maroc connait un déséquilibre hydrique entre ses régions du Nord, qui sont généralement plus arrosées, et le reste qui subit plus de sécheresse.

Pour parvenir à un équilibrage, l’Etat Marocain a pensé depuis plusieurs années à transférer une partie de l’eau abondante des bassins hydrauliques du nord, notamment Sebou, Loukkos et Laou, vers d’autres bassins jugés déficitaires, comme Tensift, Oum Er Rebia et Bourgreg; afin d’assurer une ressource stable à l’agriculture de Doukkala, la zone côtière de Casablanca et la plaine de Haouz; et d’approvisionner les villes continuellement menacées par le stress hydrique comme Rabat, Casablanca et Marrakech.    

Les études préalables, menées par le groupement CID-NOVEC-TYPSA, ont montré que les bassins du nord dégagent un excédent de 4 Milliards de m3 par an, dont 1,6 Milliards sont transférables, et que seulement 880 Millions devraient être transférés.

3 phases sont prévues pour ce projet:

1. S’alimenter de l’amont du bassin Sebou 

A partir de l’oued Ouergha (effluent de l’oued Sebou), 390 millions de m3 sera transférée via une première conduite jusqu’au barrage Sidi Mohamed ben Abdellah (Rabat), puis par une deuxième conduite/galerie  (de 6.1 m de diamètre sur 62.4 km) jusqu’au barrage Al Massira (sur Oum Errabia au nord de Marrakech). Le coût d’investissement de cette phase est estimé à 16,2 Milliards de DH.

2. Puiser l’eau du Loukkos et Laou

Il s’agit de percer une galerie entre l’amont de Oued Laou et le barrage Oued Elmakhazine (Loukkos) sur 53,3 km. Cette phase coûtera plus de 13 Milliards de DH.

3. Pomper de l’aval de Sebou

La dernière phase est de pomper les eaux de l’aval de l’oued Sebou (Kénitra). 1,7 Milliards de DH est le montant de ce aménagement.

En gros, « Le Projet de Transfert des Eaux Excédentaires des Bassins du Nord vers les Bassins du Centre-Sud », va alimenter Rabat, Casablanca et Marrakech de 860 Millions de m3 annuellement par une seule conduite, en collectant les eaux du Loukkos et du Laou par une conduite, de l’amont de Sebou par une deuxième, et une troisième de son aval. Il prévoit pour assurer plus de ressources en eau l’édification de 3 nouveaux barrages (Tfer au Loukkos, Beni Mansour au Laou, et Bab Ouender au Sebou), et l’équipement de 9 stations de pompage pour fournir l’énergie de transport requise.

Les études seront livrées complètement par le groupement en 2021, et la première phase des travaux devrait être opérationnelle en 2025. L’exécution des phases qui suivent, dépend de la disponibilité des fonds et le succès de la phase précédente.

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Sources: 1

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Hydrophile passionné. J'estime que cette planète ne peut être sauvée que si sa population est bien avertie, et je partage ce que je trouve utile pour qu'elle le soit. #Eau #Agriculture #Energie #Infrastructure

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