Quand on verse de l’eau dans le sol, une grande partie s’infiltre vers la profondeur, et une toute petite quantité est y emmagasinée. Concrètement, les sols argileux retiennent 20 % des eaux qu’ils reçoivent, alors que la sable seulement 4%.Cette capacité minime de rétention des sols, augmente la fréquence des apports en eau pour les plantes, ce qui se considère comme un gaspillage de l’eau d’irrigation, et un manque à gagner de la pluie qui tombe et ne peut être utilisée sans en profiter au maximum par la plante.

Pendant plus d’une vingtaine d’année de recherches, l’ingénieur horticole français Philippe Ouaki Di Giorno, a pu trouver une solution à ce problème en inventant des petits granulés (fins cristaux vert pâle) qui absorbent l’eau et se transforment en gélatine solide.

Baptisé Polyter, cet Hydro-rétenteur qui est aussi un fertilisant, permet d’économiser des quantités énormes d’eau et augmenter la production. En effet, les grains qui contiennent un mélange de cellulose, d’engrais organique et de polyacrylate de potassium, se comportent comme des éponges, qui se gonflent et retiennent jusqu’à 500 fois leurs volumes en eau en fonction du pH de l’eau utilisée, puis en s’accrochant aux racines, ils rendent graduellement l’eau selon les besoins de la plante. En chiffres, 100 grammes de Polyter absorbe 20 litres d’eau.

En outre, ce composé a la capacité maintenir l’eau froide, et de retenir les éléments d’engrais, en les empêchant de s’infiltrer et polluer les nappes phréatiques.

Le Polyter utilisé actuellement dans plusieurs pays, notamment dans les pays du Golf pour les cultures et jardins en sols sablonneux, pourra dans le futur être la base des réservoirs gigantesques des ressources en eau. Philippe pense de créer des « barrages internes » pour stocker l’eau dans les bordures des déserts sablonneux, où les pluies peuvent tomber énormément dans une courte durée pour s’arrêter pendant longtemps : après étude de la pluviométrie et définition du volume nécessaire, on injecte du Polyter dans le sol (des millions de trous de 0.5 à 2 m), qui au bout de quelques années sera une réserve de milliers de mètres cubes d’eau solide qui se conserve fraîche. Cette réserve (avec une combinaison d’engrais et bactéries sélectionnées) sera aussi l’occasion de pousser de la végétation et reverdir le désert.

Philippe refuse toujours de céder le brevet de son invention aux géants de l’agro-alimentaire malgré les grosses sommes qui en proposent, préférant de travailler dans sa petite usine..

 

 

 

 

 

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