En 2050, la planète terre devrait compter plus de 9 milliards d’individus, dont les deux tiers vivront en ville, soit 2,5 milliards d’habitants en plus en zones urbaines par rapport à aujourd’hui, selon l’ONU.

Ainsi face à la demande alimentaire croissante et à la diminution des espaces exploitables pour l’agriculture, certains urbanistes et architectes ont eu l’idée d’empiler les cultures verticalement, créent ainsi le concept de ferme urbaine verticale. Mais cette solution permettra-t-elle vraiment de nourrir cette immense population, avec une surface minimum et un rendement maximum ?


1

Ces fermes urbaines nouvelle génération, basées sur le principe de l’agriculture hors sol, permettent de fournir actuellement des tomates et des fraises, en plus de quelques légumes à feuille : salade, choux, épinards, blettes… Mais cela reste encore loin de l’autonomie alimentaire totale.

Dans ces fermes high-tech, aucune machine agricole n’est nécessaire, tout est piloté numériquement à distance. Tout est pensé pour une adaptation optimale à l’environnement : panneaux solaires en façade, récupération de l’énergie thermique des bâtiments voisins, utilisation des eaux de pluie… Plus besoin de sol, plus besoin de soleil, les cultures poussent à la verticale et en hydroponie.

plantes-aspergees-infographie-ferme-verticale

Aussi, plusieurs expérimentations sont faites aujourd’hui sur la sélection des graines, le réglage des nutriments et les cycles d’arrosage.

9932139-16101879

Pour une même surface au sol qu’en agriculture traditionnelle, ces fermes promettent une production dix fois plus abondante avec une économie d’eau mais surtout une absence totale de pesticides.

Plus économes, plus locales et moins chimiques, les fermes verticales sont de plus en plus populaires. Ces projets se multiplient à travers le monde : en Asie, en Amérique du Nord et en Europe, plus de 300 fermes verticales ont vu le jour depuis quelques années, au point de faire de cette nouvelle approche agricole une solution crédible pour répondre au défi de l’alimentation urbaine dans un futur proche.

Résultat de recherche d'images pour "fermes verticales"

Ce concept a donc tout de même quelques ambitions enthousiasmantes : la lutte contre le gaspillage alimentaire, le dépassement des produits phytosanitaires et une proximité beaucoup plus forte avec des consommateurs de plus en plus exigeants.

Cependant l’agriculture urbaine verticale a aussi ses limites: c’est un concept qui est beaucoup plus énergivore et dont la production et le rendement sont limités. L’hydroponie est certes intéressante mais est surtout utile là où la terre fait défaut, elle ne pourra jamais offrir tous les types de cultures (une pomme de terre par exemple ne poussera jamais sans terre) et ne pourra jamais entièrement nourrir une ville.

Idéalement, l’agriculture urbaine verticale constituerai plus une solution complémentaire à l’agriculture traditionnelle, voire transitoire et qui contribuerai à faire avancer vers une agriculture plus propre et plus durable.

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE